Cédric, à l'écoute du monde

Cédric, artiste sculpteur à Castanet-Tolosan, réveille les espaces avec des œuvres pleines de vie.

Au cœur d’un parcours universitaire en section Arts appliqués, Cédric Le Borgne débute l’apprentissage de la peinture et la sculpture. « Au début, j’étais destiné à être Professeur, mais ces disciplines m’ont inspiré et m’ont permis de toucher du doigt mes premières créations et expositions.  Je me suis donc lancé pour devenir sculpteur ».

Cet artiste s’approprie un matériau totalement empirique : du grillage à poule. « Cette source de création m’offre des structures uniques, détaillées, légères et modulables. J’aime interagir avec ma ville et j’ai toujours été sensible aux paysages. C’est donc une nouvelle façon de célébrer la ville par son paysage, de célébrer ces espaces publics, biens communs qui tendent à disparaître. J’essaie de mettre de l’esprit avec ses œuvres transparentes, lumineuses et fantomatiques ».

C’est en installant des « Hommes » dans les rues, au réalisme étonnant, que Cédric commence à se faire connaître. Ses œuvres monumentales franchissent les frontières : des « voyageurs » qui ornent le festival des Lumières de Londres, des biches qui illuminent le festival des Lumières de Moscou, des oiseaux qui habillent l’aéroport de Singapour  ...et c’est notamment pour ce dernier challenge que Cédric s’installe dans un plus grand atelier sur notre territoire, à Castanet-Tolosan, accompagné par sa compagne qui représente un réel soutien et une aide précieuse.

Des journées atypiques, au rythme varié et irrégulier : « Mon travail peut être à la fois fastidieux et fatigant, mes œuvres n’arrêtent pas de grandir et de rétrécir».

Cédric ouvre les portes de son atelier aux aires poétiques et aérien, au grand public. « Il y a très peu de passage dans cette zone. Je partage notamment mon univers aux écoles et collèges avec des ateliers pour enfants ».

« Au-delà des frontières »

 « Aujourd’hui, je souhaiterais travailler une autre matière et avoir un peu plus de liberté. Faire des installations sauvages, spontanées, rencontrer les gens et travailler sur place. Pourquoi pas en Afrique ? J’aimerais proposer mes œuvres à des musées, des structures plus orientées vers l’art contemporain. J’ai également un projet sur l’univers végétal et floral où j’ambitionne de mettre en scène les dangers sur la biodiversité, créer des fleurs géantes où l’Homme serait tout petit ».

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